Peut-on vraiment se fier à la prise de sang pour détecter une grossesse ?

La grossesse ne s’annonce jamais de la même manière d’une femme à l’autre, mais certains signes reviennent avec une régularité presque mathématique : température en hausse, règles qui disparaissent, seins qui tirent, fatigue persistante, nausées qui s’invitent au quotidien. Pourtant, même face à ce faisceau d’indices, l’incertitude s’installe souvent. Pour écarter les doutes, rien ne vaut un test de grossesse. Deux options existent : le test urinaire, accessible partout, et la prise de sang, réservée au laboratoire et prescrite par un médecin. Cette dernière se distingue par sa capacité à fournir une réponse sans équivoque et à donner des indications précieuses sur le déroulement de la grossesse. Mais à quel moment la réaliser ? Et quelles informations peut-on réellement en tirer ?

Le test sanguin de grossesse

Test urinaire ou prise de sang : tous deux permettent de confirmer ou d’infirmer une grossesse. Le premier, simple d’accès, s’achète en pharmacie ou au supermarché ; le second, lui, s’effectue en laboratoire, sur prescription médicale. Leur principe repose sur la même cible : l’hormone hCG, produite par l’ovule dès son implantation dans l’utérus. Cette hormone, pivot du développement embryonnaire, grimpe rapidement dans l’organisme en début de grossesse.

La différence ? La prise de sang va plus loin. Elle ne se contente pas d’un simple « oui » ou « non » : elle mesure avec exactitude la concentration d’hormone hCG. Là où le test urinaire peut parfois se tromper ou manquer de sensibilité, le dosage sanguin affiche une fiabilité redoutable. Pour celles qui veulent s’en remettre à la certitude, c’est la voie privilégiée.

Pourquoi faire un test sanguin pour confirmer une grossesse ?

Le test urinaire n’est pas infaillible. Il arrive qu’il affiche un résultat négatif alors que la grossesse est bien là, on parle alors de faux négatif. À l’inverse, plus rare, un faux positif peut survenir. Dans ces situations, quand les symptômes sont bien présents mais que le test laisse planer le doute, la prise de sang tranche sans ambiguïté.

Mieux vaut patienter jusqu’à la date présumée des prochaines règles pour effectuer ce test. Néanmoins, pour celles qui suivent de près leur cycle, sachez que la fameuse hormone hCG devient détectable dans le sang environ neuf jours après la fécondation. Cette précocité permet parfois d’avoir très vite une confirmation, même avant le retard de règles.

Diagnostic de grossesse : le résultat du test sanguin

Le dosage de l’hormone hCG dans le sang offre plus qu’une simple réponse binaire. Selon l’évolution de ce taux au fil des jours, plusieurs scénarios se dessinent. Voici ce qu’un suivi attentif du taux d’hCG peut révéler :

  • Une série de dosages montrant une hausse régulière indique que la grossesse progresse normalement ;
  • Un taux qui grimpe après plusieurs jours d’intervalle confirme la bonne évolution ;
  • À l’inverse, une chute brutale du taux signale une interruption de la grossesse ;
  • Enfin, un taux qui fait le yo-yo (hausse, baisse, reprise) peut faire suspecter une grossesse extra-utérine, situation qui nécessite une prise en charge rapide.

En revanche, malgré ce que l’on entend parfois, il reste impossible de dater précisément une grossesse en se basant simplement sur le taux d’hCG. Le seul moyen fiable pour cela, c’est la première échographie, réalisée autour de la douzième semaine d’aménorrhée. C’est également à ce moment que l’on pourra, le cas échéant, identifier une grossesse gémellaire, le test sanguin, lui, ne le permet pas.

Face à l’attente, au doute, au flot d’émotions, la prise de sang ne ment pas. Elle ne lit pas l’avenir, mais elle pose les bases d’une certitude sur laquelle, enfin, on peut s’appuyer.

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